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Docteur Jean Michel HUC DE BAT
Docteur Olivier MOLLARET
Docteur Philippe MOREEL
Docteur Benoit RIPOLL
Chirurgie du piedLE CONFLIT SOUS ACROMIAL / LES CALCIFICATIONS DE LA COIFFE


1. PRINCIPES ET INDICATIONS :
L’expression clinique de ces 2 pathologies est sensiblement identique : population, type de douleur, examen clinique, examens cliniques à réaliser et traitement.
Seuls quelques points diffèrent et font la particularité de ces deux tendinopathies.

EN L’ABSENCE DE RUPTURE DE COIFFE, les douleurs chroniques de l’épaule chez les sujets d’age mûr peuvent être des tendinopathies. Elles sont résumées par le terme de CONFLIT SOUS ACROMIAL. Le mécanisme est souvent plus complexe : fragilité vasculaire, vieillissement naturel du tendon, surcharge mécanique, et/ou conflit mécanique entre coiffe et voute ostéo-ligamentaire.
L’origine des douleurs des TENDINOPATHIES PAR CALCIFICATION DE LA COIFFE peut-être une irritation chimique, une hyperpression intratendineuse, une capsulite réactionnelle ou un conflit sous acromial secondaire à l’augmentation du volume tendineux.

QUELLE POPULATION ?
Les tendinopathies calcifiantes concernent plus souvent les femmes et les sédentaires avec une moyenne d’âge autour de 50 ans. Les douleurs nocturnes, l’atteinte de l’épaule opposée et les cervicalgies sont plus fréquentes dans les tendinopathies calcifiantes. Les tendinopathies semblent liées à l’activité manuelle du patient.
Le traitement est le plus souvent médical dans un premier temps : traitement antalgique, infiltration sous-acromiale de corticoïdes, rééducation... Le potentiel d’évolution spontanément favorable des calcifications doit inciter à la prudence sur l’indication d’exérèse arthroscopique

EXAMEN CLINIQUE :
Les douleurs de l’épaule sont peu spécifiques : douleur en abduction de l’épaule au delà de 90° et douleurs avec sensation d’accrochage à la descente du bras. Douleurs nocturnes empêchant de dormir sur l’épaule. Les mobilités actives et passives sont préservées. Le testing de la coiffe peut être douloureux mais sans perte de force.
Les tendinopathies calcifiantes peuvent être à l’origine de douleurs violentes avec impotence fonctionnelle majeure lors de modifications de structure de la calcification et d’inflammation articulaire.

LE DIAGNOSTIC :
C’est la radiographie qui fait le diagnostic, les différentes incidences permettent d’évaluer la coubure de l’acromion. Il en existe 3 types : plat (I), courbe (II), crochu (III).

La radiographie permet également de localiser et typer les calcifications. Il en existe 4 types : dense, homogène, contours nets (A), dense, cloisonnée, contours nets (B), inhomogène, contours festonnés (C), dystrophique d’insertion (D).

Le plus souvent, une échographie sera demandée afin d’éliminer une rupture de coiffe.


2. DESCRIPTION DE LA TECHNIQUE :

LE TRAITEMENT CHIRURGICAL :
Le plus souvent, ce n’est qu’en cas d’échec du traitement médical, de gène fonctionnelle persistante, ou de rupture de coiffe associée qu’intervient la chirurgie.
Le principe est de lever le conflit entre l’acromion agressif et les tendons de la coiffe qui sont en dessous.
Pour cela on utilise une petite fraise qui peut ressembler à celle utilisée par le dentiste et on vient « raboter » la partie inférieure de l’os qui entre en conflit avec le tendon.
En cas de présence de calcification, le 2ième temps consiste à repérer puis enlever la calcification.

L’ACROMIOPLASTIE ET L’EXERESE DES CALCIFICATIONS DOIVENT ÊTRE ARTHROSCOPIQUES.

 
 

3. SUITES OPERATOIRES HABITUELLES :

L’immobilisation en écharpe est non stricte et à but antalgique pendant la première semaine.
La rééducation et l’autorééducation sont débutées d’emblée.
Les résultats de la chirurgie arthroscopique pour conflit sous acromial et calcifications sont bons dans 90% des cas.
Il faut compter 2 mois environ pour retrouver une épaule de qualité.

4. RISQUES ET COMPLICATIONS :

L’infection : c’est une complication très rare mais grave qui peut nécéssiter une reprise chirurgicale

La capsulite de l’épaule, l’algo-neuro-dystrophie : C’est un enraidissement anormal, post-opératoire de l’épaule qui rend les suites post-opératoires plus longues et se traite essentiellement avec de la rééducation.

5. QUESTIONS POSEES :

Quel type d’anesthésie ?
L’anesthésie sera une anesthésie générale associée le plus souvent à une anesthésie complémentaire du bras afin de lutter au mieux contre la douleur.

Quelle durée d’hospitalisation ?
Le plus souvent, l’intervention peut-être faite en hospitalisation de jour.

Quelle durée d’immobilisation ?
Le bras sera immobilisé, de manière non stricte et à but antalgique pour une durée de 15 jours

Combien de temps de rééducation ?
La rééducation sera débutée dès le lendemain de l’intervention et pour une durée de 3 mois, associée à une autorééducation à domicile

Quand pourrai-je conduire à nouveau ?
La reprise de la conduite pourra se faire au bout de 3 à 4 semaines.

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