orthopédiste
orthopédie chirurgie orthopédique



Site Navigation





Docteur Jean Michel HUC DE BAT
Docteur Olivier MOLLARET
Docteur Philippe MOREEL
Docteur Benoit RIPOLL
L’ARTHROSE D’EPAULE & LES PROTHESESChirurgie du pied

1. PRINCIPES ET INDICATIONS

DEUX TYPES DE PROTHESES
Deux grands types de prothèses d’épaule sont indispensables pour prendre en charge l’arthrose gléno-humérale en fonction de l’âge du patient, des lésions de l’épaule.

LA PROTHESE ANATOMIQUE est utilisée pour remplacer la tête de l’humérus (hémi-arthroplastie) ou la tête de l’humérus et la glène (prothèse totale), chez des patients porteurs d’une arthrose gléno-humérale et dont les tendons de la coiffe des rotateurs sont sains ou avec une rupture de petite taille facilement réparable. La tête de l’humérus est centrée face à la glène : omarthroses dites centrées.

    

LA PROTHESE INVERSEE est indiquée chez les patients plus âgés, de plus de 65 ans qui ont l’association d’une arthrose gléno-humérale et d’une rupture de la coiffe des rotateurs. La tête humérale est ascensionnée avec pincement acromio-huméral : omarthroses dites non centrées.

    

QUELLE POPULATION ?

LES PATIENTS ADRESSES AU CHIRURGIEN pour une atteinte dégénérative de l’épaule se présentent avec une épaule douloureuse ayant perdu tout ou partie de la mobilité active et de la force musculaire. Le bilan clinique et paraclinique devra apprécier le retentissement fonctionnel et le bénéfice espéré par la mise en place d’une prothèse d’épaule.

LES RADIOGRAPHIES & L’ARTHROSCANER sont les deux examens complémentaires indispensables au bilan préopératoire.

Les radiographies de face et de profil confirmeront l’omarthrose devant l’existence d’un pincement articulaire gléno-huméral et la présence d’ostéophytes aux pourtours de la tête humérale et de la glène.

La recherche d’un pincement de l’espace entre acromion et tête humérale inférieur à 7mm sera sensibilisée par la réalisation de clichés de face en abduction contrariée ou en position couchée. L’existence d’un tel pincement oriente vers une rupture associée de la coiffe des rotateurs et permet de distinguer les omarthroses centrées et excentrées dont la prise en charge chirurgicale est très différente.
L’arthroscanner est indispensable dans la mesure où il révèle l’existence d’une dégénérescence graisseuse ou d’une rupture associée de la coiffe des rotateurs et parce qu’il apprécie au mieux la qualité du stock osseux glénoïdien.
Cette planification nous oriente vers le type de prothèses à utiliser, les difficultés peropératoires éventuelles et la qualité du résultat espéré.

LES PROTHESES

Les prothèses pour arthroses sans lésion de la coiffe sont des prothèses anatomiques, soit prothèse humérale simple, soit prothèse totale, dont le fonctionnement est basé sur la restitution de l’anatomie articulaire et la qualité des muscles et des tendons de l’épaule.
Les prothèses pour arthrose avec lésion de la coiffe son réparable sont des prothèses inversées, qui restituent une grande partie de la fonction de l’épaule, sans coiffe des rotateurs, grâce au seul deltoïde. Mais c’est une prothèse non anatomique qui exerce des contraintes plus importantes sur les pièces anatomiques.

2. DESCRIPTION SIMPLIFIEE DE LA TECHNIQUE

LA PROTHESE TOTALE ANATOMIQUE
La voie d’abord de la prothèse anatomique est majoritairement delto-pectorale (antérieure). Le deltoïde est décalé latéralement et le pectoral médialement. On se porte alors sur le muscle sous-scapulaire qui doit être désinséré tout en protégeant le nerf circonflexe. L’articulation est ainsi abordée pour mettre en place les éléments prothétiques en respectant les centres de rotations de l’épaule et la rétroversion humérale.

LA PROTHESE INVERSEE
La voie d’abord de la prothèse inversée est majoritairement latéro-externe. La mise en place des implants reprend la technique de la prothèse anatomique pour la préparation osseuse.

POURQUOI UNE PROTHESE QUI « INVERSE » L’ANATOMIE DE L’ARTICULATION GLENO-HUMERALE ? COMMENT FONCTIONNE-T-ELLE ? CHEZ QUI LA POSER ?

La coiffe des rotateurs permet la rotation de la tête humérale sur la glène lorsque le muscle deltoïde (moteur de l’épaule) lève le bras en appliquant une force de bas en haut. L’absence de coiffe entraine une ascension de la tête sans mouvement de rotation.

Si la prothèse est anatomique, la tête humérale monte au contact de l’acromion sans mouvement rotatoire réellement fonctionnel. Cependant elle est capable de supprimer une partie des douleurs liées à l’usure du cartilage.
Dans le cas de la prothèse inversée, l’inversion de l’anatomie articulaire restitue un centre de rotation à l’épaule et met en tension le deltoïde. Le mouvement est recréé sans avoir besoin de la coiffe des rotateurs, en utilisant la force du deltoïde et la mécanique prothétique.

3. SUITES HABITUELLES

Le lever a lieu dès le lendemain de l'intervention. La durée d'hospitalisation habituellement de 5 à 6 jours. Le retour s'effectue à domicile le plus souvent ou quelquefois en centre de rééducation pour les personnes âgées ou qui vivent seules.

LA REEDUCATION DE L’EPAULE débute dès le lendemain de l’intervention. Elle dépend de la prothèse implantée, anatomique ou inversée. Cette rééducation dépendra également des constations per-opératoires de stabilité dela néo-articulation, dela voie d’abord (ouverture ou non du sous-scapulaire). Le protocole est donc à détailler pour chaque cas, en respectant les principes fondamentaux d’une chirurgie lourde de l’épaule. Elle est précoce, dés le post-opératoire sous couvert d’unez immobilisation entre les séances. La rééducation : 50% du résultat.

L’OBJECTIF FONCTIONNEL DE LA CHIRURGIE DE L’EPAULE et notamment de la chirurgie prothétique est d’améliorer le confort de vie des patients : nette diminution des douleurs, meilleure fonction de l’épaule et du bras, gain de force et d’endurance.

LES RESULTATS DES PROTHESES D’EPAULE dépendent de l’étiologie : les meilleurs résultats sont les omarthroses primitives sans dysplasie de glène. Les subluxations chroniques avec glène rétroversée, la polyarthrite rhumatoïde,les séquelles de fracture, les ruptures de coiffe associée peuvent gréver le résultat fonctionnel ; les douleurs sont diminuées mais les mobilités sont parfois décevantes.
La prothèse d’épaule est une alternative thérapeutique fiable à long terme avec 93% de survie après 10 ans et 87% après 15 ans, à la condition qu’elle soit mise en place et suivie par une équipe spécialisée.

4. RISQUES ET COIMPLICATIONS

L’incidence des complications après prothèses d’épaule est inférieure à celle des autres reconstructions des grosses articulations. La plupart d’entre elles peuvent être évitées par une technique chirurgicale rigoureuse, une rééducation post-opératoire bien conduite, et le respect des contre-indications, soit absolues-antécédents infectieux, pathologiques neurologiques et musculaires, soit relatives – tendon du subscapularis très aminci ou rompu, ankylose gléno-humérale très sévère et ancienne etc.
Certaines complications spécifiques de la prothèse d’épaule peuvent survenir. C’est le cas de l’instabilité, antérieure ou postérieure, de la rupture secondaire de la coiffe des rotateurs, de l’infection du descellement de l’implant huméral et de l’implant glénoïdien, des lésions neurologiques de la raideur post-opératoire et des fractures pér-opératoires.

5. QUESTIONS POSEES

Quels sont les bénéfices d’une intervention prothétique ?
Le premier avantage est de supprimer la douleur. C’est presque toujours l’élément décisionnel qui motive les patients, et le résultat antalgique apporté est pratiquement toujours obtenu à la grande satisfaction des patients.
Le deuxième est lié à la récupération de la mobilité, la récupération étant toutefois liée à plusieurs paramètres (raideur initiale, qualité des tendons et des muscles...).

Quelle est la durée de vie d’une prothèse d’épaule ?
Les prothèses d’épaule font partie des dernières générations de prothèses articulaires après celles de la hanche et du genou dont le recul et l’expérience sont plus importants. Cependant depuis 30 ans qu’ont été réalisé les premières poses, les prothèses d’épaule ont rattrapé maintenant leur retard initial et sont devenues aussi fiables que leurs soeurs aînées.

Toutefois la longévité prothétique, surtout pour les prothèses totales anatomiques, est dépendante de 2 facteurs principaux :

  1. anatomiques : en particulier de la conservation d’un bon capital osseux glénoidien, et de la trophicité de la coiffe des rotateurs.
  2. chirurgicaux : la qualité du résultat fonctionnel mais aussi la longévité restent largement dépendants de la qualité d’une intervention très opérateur dépendante.

Le point fragile des prothèses d’épaule reste cependant l’implant glénoidien, ce pourquoi il faut intervenir dans les meilleurs conditions possibles.

Dans de bonnes conditions de réalisation, le taux de survie d’une prothèse totale anatomique est 90/100 à 10 ans, et de 85/100 à 15 ans. Il est de 95/100 à 15 ans pour les prothèses humérales simples. Il est de 80/100 à 15 ans pour les prothèses inversées

Quels sont les inconvénients ?
Les prothèses d’épaule laissent toujours persister un défaut de force (surtout pour les activités bras en l’air), mais ce défaut de force est rarement ressenti chez des patients dont les besoins sont autres.

Qu’est ce qu’on peut faire avec une prothèse totale d’épaule et qu’est ce qu’on ne peut pas faire ?
Les prothèses d’épaule permettent de restituer un très bon confort de vie et une fonction acceptable autorisant la reprise d’activités répondant aux besoins de la vie quotidienne (habillage, toilette, cuisine, ménage, conduite...) et de certaines activités de loisirs (bricolage, jardinage, jogging, vélo, natation, golf...).

Toutefois les activités trop physiques, comprenant en particulier des efforts répétitifs, des efforts de soulèvement, sans être contrindiquées doivent rester raisonnables.

Si je me décide, comment se passe l’intervention ?
L’intervention est presque toujours réalisée sous anesthésie générale.

  • Sur le plan anesthésique, l’intervention est moins lourde qu’une prothèse totale de hanche ou du genou ( par exemple il n’est pas nécessaire de prévoir de transfusion...). Les précautions anesthésiques restent sinon les mêmes.
  • La durée d’une intervention est comprise entre 1et 2 heures.
  • La mise en place de la prothèse est réalisée soit par voie delto-pectorale( cicatrice à la face antérieure de l’épaule de 10 cm), soit plus rarement par voie supérieure ( cicatrice à la partie supérieure du moignon de l’épaule de 8 cm).

Est ce qu’on souffre ?
Non. Les suites sont habituellement peu douloureuses, et les moyens modernes anesthésiques locaux permettent une prise en charge efficace de la douleur.

Quelle est la durée d’hospitalisation ?
La durée habituelle est de 5 à 7 jours.

Le bras est il immobilisé ?
Non. En dehors d’une brève contention immédiate post-opératoire, le bras est définitivement libre à partir de la deuxième semaine.

La rééducation est-elle difficile et longue ?
Non. Elle débute dès le lendemain de l’intervention et sera pousuivie pendant 3 mois.
Au début ce sont des exercices d’assouplissement pour retrouver toute la mobilité passive de l’épaule, puis à partir de la troisième semaine débutent les exercices actifs aidés ou on commence à commander les gestes, puis pour terminer on réapprend à bouger son épaule tout seul.
La balneothérapie lorsqu’elle est assistée peut utilement compléter le travail manuel réalisé par le kinésithérapeute.
Il faut compter 1 mois pour retrouver toute la mobilité passive, et 3 mois pour retrouver un usage normal du bras.

Faut-il aller dans un centre de rééducation ?
Oui si la personne est seule car elle ne pourra subvenir aux besoins élémentaires (habillage, toilette, repas...).
Sinon ce n’est pas obligatoire et la plupart des patients rentrent chez eux poursuivant leur rééducation près de leur domicile, à condition qu’ils soient pris correctement en charge, car la rééducation post-opératoire sest un élément essentiel de la qualité du résultat fonctionnel.
Certains praticiens travaillent exclusivement avec certains centres de rééducation.

Quand peut-on reprendre une vie normale ?
La reprise des activités se fait régulièrement et progressivement entre 1 mois pour les besoins quotidiens et 3 mois pour des activités plus exigeantes (conduite...)

Accueil - Pathologie du Sportif - Arthrose - Colonne vertebrale - Pied - Main - Coude - Hanche - Genou - Epaule - Lexique Contact
Centre d'orthopédie - Polyclinique du Parc Rambot - 2 Avenue du Docteur Aurientis - 13100 Aix-en-Provence Tél : 04 42 21 43 42 - Fax : 04 42 63 16 44
Liens - Mentions légales - Dixi