orthopédiste
orthopédie chirurgie orthopédique


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Docteur Jean Michel HUC DE BAT
Docteur Olivier MOLLARET
Docteur Philippe MOREEL
Docteur Benoit RIPOLL
RUPTURES DES LIGAMENT CROISÉ DU GENOUChirurgie du pied

1. PRINCIPES ET INDICATIONS

L’articulation du genou unit le fémur au tibia . Elle doit allier une parfaite stabilité et une grande mobilité ce qui est possible par la présence de ligaments .
Très sollicitée dans la vie courante et dans le sport, elle est le siège d’entorses.
Les entorses sont le plus souvent bénignes (entorse des ligaments collatéraux ) mais parfois graves (atteinte des ligaments croisés ).

Ces ligaments croisés sont le Ligament croisé antérieur LCA et le Ligament croisé postérieur LCP , ils ont croisés entre eux dans les 2 plans de l’espace et se trouvent à l’intérieur de l’articulation du genou.


L’articulation du genou est soumise à de très fortes contraintes surtout dans la pratique des sports à risques (sport pivots avec ou sans contacts) tel que le foot, le ski, le tennis, et autres sports collectifs en général (basket, hand,...).

Après l’entorse du pouce, l’entorse du genou est la lésion la plus fréquente au sport d’hiver (environ 30% des blessés). Il s’agit le plus souvent d’une atteinte du Ligament croisé antérieur LCA du genou, elle peut être partielle ou totale selon l’énergie du traumatisme.
La conséquence va être une instabilité du genou, le LCA s’opposant au tiroir antérieur du tibia par rapport au fémur. Cette instabilité se traduit par une impression de dérobement et d’appréhension, votre chirurgien lui va percevoir à l’examen une laxité antérieur, plus moins associée à un ressaut rotatoire (sensation de subluxation) dans les cas les plus graves. Parfois il n’y a pas de signes cliniques d’instabilité parce que les masses musculaires compensent la lésion du ligament, le genou va quand même souffrir de l’absence de pivot central.

Des muscles très puissants participent à la stabilisation du genou (quadriceps, ischio-jambiers), c’est la raison pour laquelle ils doivent être préparés avant l’effort physique afin de prévenir ces entorses par la pratique d’exercice de gymnastique et un entrainement sportif régulier.

En dehors de l’examen clinique qui fait la diagnostic l’Imagerie par Résonance Magnétique permet d’étudier l’état du LCA (image de la rupture), et l’existence ou non de lésions associée (ménisques, cartilage...)

L’évolution naturelle d’une rupture du LCA non prise en charge est une arthrose prématurée par usure des éléments nobles du genou (menisques et cartilages) liée à l’instabilité.
C’est la raison pour laquelle il est fortement recommandé de faire réparer votre LCA rompu surtout si vous êtes âgé de moins de 50 ans que vous pratiquez du sport et que vous êtes gêné par l’absence de stabilité de votre genou. Dans d’autres cas, une rééducation bien conduite peut suffire mais n’empêchera pas le vieillissement précoce de votre genou.

Votre chirurgien est là pour vous conseiller et vous aider à faire ce choix.

La période idéale de prise en charge se situe vers le 45 ème jour suivant l’accident. Selon votre planning professionnel l’intervention est possible jusqu’au 6ème mois. Passé ce délai vous augmentez les risques d’un mauvais résultat post opératoire ou d’une chirurgie plus lourde.

2. TECHNIQUE OPÉRATOIRE

Les différentes techniques chirurgicales ont pour but de stabiliser votre genou.
Elles se pratiquent la plupart du temps sous arthroscopie c’est à dire par l’intermédiaire de petites incisions et d’une caméra vidéo (arthroscope relié à un écran par des fibres optiques ), ce qui permet plus de précision et une récupération plus rapide.

L’intervention requiert une anesthésie générale ou locorégionale (rachianesthésie). La consultation d’anesthésie préopératoire vous informera sur les différentes modalités d’anesthésie.

Le but de l’intervention est de remplacer votre LCA rompu par une greffe.
Il y a plusieurs types de greffes.
les greffes synthétiques ont été abandonnées au profit des greffes autologues (prélevées sur vous). Parmi ces greffes autologues il existe 2 types de transplant :
-le tendon rotulien (on prélève un fragment de votre tendon rotulien)
-les tendons ischio-jambiers (on prélève un ou 2 de vos tendons IJ )

La technique consistant à greffer les ischio-jambiers utilise un ou 2 tendons (Droit Interne +/_ Demi tendineux ) que l’on plicature pour réaliser un greffe identique à votre ancien LCA : DIDT ou DT4 (4 faisceaux).

Cette greffe est introduite dans le genou par des petits orifices et remplace le LCA en se fixant dans des tunnels osseux que votre chirurgien prépare dans le fémur et le tibia.
La fixation du nouveau transplant est assurée par des vis résorbables éventuellement associées à des implants.

L’intervention peut comporter des gestes associées sur les ménisques s’ils ont lésés.

3. LES SUITES OPERATOIRES HABITUELLES

Cette intervention est réalisée le plus souvent en courte hospitalisation de 48h permettant de poser des drains dans le genou afin qu’il ne gonfle pas trop. On peut aussi la faire en ambulatoire au prix de suites souvent plus difficiles (genou plus gonflé et donc plus douloureux). La prise en charge ambulatoire nécessite idéalement une Hospitalisation à Domicile par une équipe d’infirmières habituées à ce genre de prise en charge.

L’arthroscopie permet de réaliser la ligamentoplastie par de petites incisions et donc les suites ne sont pas très douloureuses.

Une prévention des phlébites est nécessaire une 10aine de jour par injection héparine, de même que le port de bas de contention.

Des pansements de propreté sont réalisés pendant 8/10 jours.

Une rééducation précoce est débutée dès le lendemain de l’intervention mais reste douce jusqu’à la 3ème semaine date de la 1ère visite de votre chirurgien.
Ensuite une rééducation plus intensive est le plus souvent conduite pendant 3 mois jusqu’à la phase de « ré-athlétisation »

L’utilisation de cannes et d’une orthèse du genou sont recommandées pendant le 1er mois

4. LES RISQUES ET LES COMPLICATIONS

Ce sont essentiellement la raideur du genou (algodystrophie) et l’infection .

la raideur est évitée par l’utilisation de technique peu invasive (arthroscopie), une rééducation bien conduite et la prise en charge précoce de la douleur.

L’infection est rare avec les techniques actuelles

Les phlébites sont rares avec les injections d’héparine préventives

5. LES QUESTIONS POSEES

L’ arrêt de travail est en moyenne de 45 jours selon votre activité professionnelle peut varier de 3 semaines à 3 mois

La conduite est possible dès le 45ème jour

Le reprise du sport dans l’axe (course à pied et vélo) peut débuter dès le 3ème mois post opératoire et un renforcement musculaire par home-trainer est recommandée dès le 2ème mois

Les sports sollicitant le pivot comme le foot, ski , tennis, …ne sont autorisés qu’à partir de 6 mois pour l’entrainement et 1 an lorsqu’ils ont pratiqués en compétition

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